Élevage Eurasia-Fincaribou
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Éveil et socialisation... négliger cet aspect mène tout droit à la catastrophe
L’éleveur a de jeunes enfants. Le chiot sera-t-il automatiquement socialisé aux enfants?    NON L’éleveur a d’autres chiens. Le chiot sera-t-il automatiquement socialisé aux chiens?      NON L’éleveur reçoit beaucoup de visiteurs. Le chiot sera-t-il automatiquement socialisé aux humains?   NON La socialisation chez l’éleveur est une socialisation partielle pour le chiot. Il  est dans un environnement qu’il connait depuis sa naissance. Il y rencontre des enfants et des chiens dans un environnement qu’il connait depuis plusieurs semaines. Les étrangers qui viennent lui rendre visite sont dans le milieu familial connu du chiot. Pour être efficace et complète, la socialisation doit être généralisée... ailleurs que chez l’éleveur. Chez Eurasier-Fincaribou, le chiot est emmené dans des environnements différents dès sa 4ème semaine de vie. Dans ces nouveaux environnements, le chiot est mis en contact avec des inconnus de différents âges, sexes et nationalités. Les casquettes, chapeaux, cheveux courts, cheveux longs, peau noire, peau blanche.... bref tout est matière à socialisation! Mon but est de faire voir le plus de gens et d’environnements différents possibles à tous mes chiots, avant l’âge de 10 semaines, afin de favoriser une socialisation optimale. Toujours avant l’âge de 10 semaines, mes chiots rencontrent différentes races de chiens. En effet, le chiot doit apprendre comment interagir avec les chiens de différentes tailles et look. Par exemple, un chiot doit apprendre comment agir face à un Yorkshire, un Griffon ou un Grand Danois. Viennent ensuite toutes les autres formes de socialisation (chats, bruits, etc). Mon travail d’éleveur est d’effectuer la socialisation primaire du chiot, c’est-à-dire de bien le préparer à ne pas avoir peur de l’inconnu. Un chiot équilibré démontre de la curiosité, même un Eurasier!
Dès l’âge d’adoption, et afin d’éviter une régression, vous devrez continuer ce travail de socialisation, que l’on nomme socialisation secondaire. Cette socialisation se poursuit jusqu’à la fin de sa période de puberté. Il est toutefois important de comprendre que la socialisation primaire est primordiale. Si elle est incomplète ou bâclée, le chiot pourrait développer des peurs indélibiles ou des phobies. Le choix de l’éleveur est donc très important, tout comme l’implication du nouveau propriétaire et de sa famille! L’éleveur doit savoir ce qu’il fait, car l’une des facettes de la socialisation se nomme la désensibilisation. Par exemple, on peut désensibiliser un chiot aux bruits. Mais sachez qu’il existe une très fine ligne qui sépare la désensibilisation et la sensibilisation. Croyant désensibiliser un chiot, un éleveur peut, par manque de compétence, produire l’effet contraire... c’est-à-dire sensibiliser ou rendre plus sensible et réactif le chiot. Mon métier et mes connaissances en psychologie et en comportement canin me permettent d’éviter cette erreur.